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Etat des lieux

Et en Suisse...

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Capture d’écran 2021-04-28 à 22.23.19.

Depuis moins d’une décennie, le nombre d’adolescentes et adolescents consultant pour un sentiment d’incongruence entre leur sexe biologique et leur genre ressenti (souffrance nommée « dysphorie de genre ») a explosé dans les pays occidentaux, sans que l’on ne comprenne véritablement pourquoi.

 

Si certains mettent cette augmentation sur le seul compte d’une plus grande tolérance sociétale ayant libéré la parole, d’autres évoquent l’influence des réseaux sociaux et la couverture non critique du phénomène par les médias, le proactivisme trans, et les implications de l’idéologie de genre qui infuse de plus en plus la société. 

 

Situation actuelle

 

Aujourd’hui à Genève et en Suisse, l’accompagnement des jeunes en questionnement de genre et leurs proches s’inscrit dans un cadre médical et associatif essentiellement pro-affirmatif, au détriment des approches de psychothérapies exploratoires consistant à offrir à l’enfant un encadrement psychothérapeutique, parfois soutenu sur plusieurs années pour l’aider à découvrir les causes de son mal-être, sans exclure la possibilité de recourir ensuite à une intervention médicale.

 

Pour les tenants de l’approche affirmative, les bloqueurs de puberté et les hormones ne sont pas un traitement de dernier recours mais le traitement de première ligne offert aux enfants et aux jeunes s’identifiant comme trans et qui présentent de hauts taux de co-morbidité (anxiété, dépression, autisme etc). 

 

Or, ces dernières années, partout dans le monde, des voix s’élèvent pour mettre en question, voire dénoncer une approche qui, face à un manque de certitude et d’avis d’experts contradictoires, fait fi du principe élémentaire de précaution. Les traitements médicaux préconisés par l’approche affirmative ont notamment été qualifiés « d'activités expérimentales à grande échelle» par Christopher Gillberg, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'Université de Göteborg en Suède, et professeur honoraire à l'Institut de la Santé de l'Enfant, de l'University College de Londres, qui s’attend à ce que l’on doive un jour rendre des comptes sur des expériences qui contreviennent fondamentalement à la déontologie médicale.

 

Devant la suspicion de graves lacunes et contradictions scientifiques, plusieurs pays ont tout récemment tiré la sonnette d’alarme et mis un coup de frein sec aux législations autorisant ces pratiques :

  • La Suède, reconnaissant l’absence de données suffisantes pour expliquer l’augmentation d'env. 1500% en 10 ans du nombre d’adolescentes demandant une réassignation de genre, a suspendu en 2019 le projet de loi visant à abaisser l'âge minimum pour les soins médicaux de changement de sexe de 18 à 15 ans. En avril 2021, la Suède cesse de suivre le protocole hollandais et interdit toute utilisation de bloqueurs de puberté et de thérapies hormonales chez les mineurs, en dehors d'études cliniques. 

 

 

  • En Angleterre : Jugement Bell vs Tavistok : en décembre 2020, dans le cadre du jugement opposant une jeune femme à la Clinique l’ayant amenée sur le chemin de la transition médicale et chirurgicale, la Haute Cour britannique a statué que les enfants de moins de 16 ans ne peuvent pas consentir à l'utilisation de bloqueurs de puberté, que la Cour a considéré comme un traitement expérimental. Plutôt qu'un "bouton pause", la cour a reconnu que les bloqueurs de puberté étaient la première étape d'un cheminement largement irréversible vers une transition complète.
     

  • En Allemagne, dans ses recommandations datant de février 2020 sur le traitement de la trans-identité chez les enfants et les adolescents, le Conseil d'éthique déclare que « les causes de l'augmentation significative du nombre de personnes demandant un traitement et des conseils, parmi lesquelles une forte proportion d'adolescents de sexe féminin (selon leur sexe de naissance), sont controversées et doivent être clarifiées de toute urgence. Les effets à long terme des traitements médicaux doivent également faire l'objet de recherches plus approfondies afin que les décisions difficiles en matière de pronostic reposent sur une meilleure base empirique. »

 

De nombreuses associations de parents se sont aussi créées ces dernières années pour témoigner des implications négatives de l’approche affirmative sur leur enfant et sur les relations avec leur enfant.

 

Devant les incertitudes et les lacunes auxquelles nous faisons face, nous voulons savoir, notamment :

 

  • Quelle est la situation en Suisse ?

    • Combien de demandes de « réassignement » par sexe et par tranche d’âge ?

    • Quelle évolution sur les dernières années ?

    • Combien de jeunes reçoivent des bloqueurs de puberté

    • Combien reçoivent un traitement hormonal de modification de sexe ?

    • Quel est le pourcentage de désistement et de détransition ? 

  • Quelles garanties sont données quant aux traitements proposés ?

    • Sur la base de quelles données ces informations sont-elles diffusées ?

    • Quelles informations sont communiquées sur les risques à court, moyen et long terme?

    • Comment ces risques sont-ils intégrés dans les décisions autour de l'accompagnement des jeunes?

    • Qui assume la responsabilité de la médicalisation dans un cadre affirmatif d'un grand nombre de jeunes dont beaucoup souffrent de troubles neuropsychiatriques, et qui subissent des évaluations rapides et superficielles sans données à long terme et preuves scientifiques à l’appui ?

  • De quelles données dispose-t-on sur les résultats de la transition à long terme ?

    • Quelle est l'incidence sur la qualité de vie et sur les relations, et sur la sexualité en particulier?

    • Quel est l'impact sur la suicidalité ?

De manière générale:

  • Pourquoi tant de filles / jeunes femmes commencent-elles soudainement à s'identifier comme des garçons ?

  • Est-il éthique et justifié de dire aux parents qu'ils doivent soutenir la transition de leurs enfants mineurs faute de quoi ceux-ci risquent de se suicider ?

  • Pourquoi la question de la dysphorie chez les jeunes est-elle confondue avec les droits inaliénables des adultes affirmant leur transidentité  - la dysphorie de genre qui se manifeste à l'adolescence n'ayant rien à voir avec le droit des adultes de vivre comme ils le souhaitent.